A la mémoire du président Tchang Kaï-chek pour le centième anniversaire de sa naissance.
Madame Tchang Kaï-chek
Madame Tchang Kaï-chek délivrant son message au mémorial Tchang Kaï-chek de Taïpei le 31 octobre 1986.
La construction de Taïwan s'accompagne de la vision de l'édifier comme un bastion anticommuniste qui servira aussi de place forte centrale contre le communisme en Extrême-Orient. Cet objectif incombe à tous les Chinois, qu'ils soient en Asie ou ailleurs dans le monde puisque l'espace ne se limite pas à la seule région de Taïwan et que le temps ne se réduit pas seulement au présent.
Aujourd'hui pour commémorer le centième anniversaire de la naissance du président Tchang Kaï-chek, nos compatriotes de l'intérieur et de l'extérieur, ainsi qu'un grand nombre d'amis étrangers, lui ont rendu hommage par divers témoignages. Pour tout cela, moi-même et tous les membres de sa famille leur en sont infiniment reconnaissants.
Quoique vivant à l'étranger ces dernières années, j'ai toujours suivi avec beaucoup d'attentions et de joies les événements intérieurs comme si je n'avais jamais quitté ce sol bien-aimé. Handicapée par une fracture du fémur, mais aujourd'hui en convalescence, je suis cependant revenue pour être aux côtés de mes compatriotes et des membres de ma famille afin de témoigner du progrès et de la prospérité de Taïwan qui est le bastion de notre renaissance nationale et de retrouver toute ma confiance en notre avenir. Les réalisations de Taïwan ont été louées dans le monde entier comme un des miracles économiques de la seconde moitié du xxe siècle. Mais vous tous et moi ne réalisons que trop bien le résultat de décisions politiques et d'efforts d'encouragement non seulement appropriés mais, ce qui est aussi le plus important, le résultat du travail commun de toute la population. Cela me rappelle aussitôt comment l'ancien Président [Tchang Kaï-chek], peu après le transfert du gouvernement à Taïwan, entreprit de reconstruire l'île en une province modèle fondée sur les Trois Principes du Peuple. Pour sa part, il avait dit: A cause des efforts considérables effectués les années qui suivirent, la population d'ici est aujourd'hui récompensée d'un bien être économique et social après une accélération qui a dépassé les prévisions des plus éminents économistes. Et comme Taïwan s'est édifiée selon les Trois Principes du Peuple énoncés par le docteur Sun Yat-sen, nous finirons par recouvrer le continent [chinois] et achever la réunification nationale.
Pendant près d'un demi-siècle, j'ai partagé les joies et les peines de l'ancien Président. Lorsque nous nous sommes unis par le mariage le 1er décembre 1927, nous nous sommes publiquement engagés à faire de notre mieux pour notre pays. La vie à ses côtés exigeait dès lors une constante attention pour surmonter les revers et les difficultés et pour soulager les souffrances de la nation, survenus tant de l'extérieur et qu'à l'intérieur. « Porter le poids d'innombrables adversités » n'est certainement pas une rhétorique dans notre cas. Pour suivant la mission du docteur Sun Yat-sen de sauver le pays et le peuple, l'ancien Président a dû entreprendre de longues luttes amères contre des adversaires de l'intérieur et de l'extérieur. Malgré l'insuffisance de mes capacités, j'ai toujours fait de mon mieux pour le soutenir et l'assister, face aux moments de la vie ou la mort avec une équanimité toujours sereine. Toute l'expérience que j'ai acquise ces années-là, je puis encore le revoir de mes propres yeux ce jour d'hui avec une étonnante clarté.
Quant aux réalisations et à la stature de l'ancien Président dans l'histoire du monde, les historiens et les détracteurs l'ont décrit avec un froid détachement ou au contraire avec zèle partisan. Mais je suis contente de pouvoir en laisser le jugement final à la postérité qui le couchera dans des annales toutes impartiales. Mais comme j'ai observé pendant des années ses dispositions, ses études, ses aspirations, son assiduité et sa dévotion religieuse et médité dessus, il m'incombe de vous révéler, mes chers compatriotes, le caractère exceptionnel de l'ancien Président, la composition de son personnage afin que vous puissiez juger vous-mêmes l'homme comme ceux qui furent en contact étroit et quotidien avec lui purent l'observer.
Le monde se rappelle l'ancien Président comme d'un militaire révolutionnaire. Mais peu connaissent son érudition. Il se penchait avec diligence sur la sinologie, la philosophie, la politique et la morale, notamment religieuse, des quelles il pouvait acquérir une vue innovatrice dans tous les domaines d'un point de vue épistémologique. Pour lui, apprendre était le moyen de former et consolider son propre être intérieur. « Le résulrat de toute entreprise dépend de l'esprit, croyait-il, et le véritable esprit se regénère par l'étude. » Il était aussi convaincu que le but de l'étude était bénéfique au monde. L'étude façonnait le fond si l'on devait apporter une contribution au monde. Cet élan, si l'on veut bien, le propulsait dans un désir avide de connaissance. On pouvait souvent le voir un livre à la main pendant une accalmie lors d'une campagne militaire importante. Même préoccupé par l'installation des Forces nationales révolutionnaires dans le pays, il se choisissait une liste d'ouvrages et se faisait rigueur de lire chaque ouvrage à tout moment libre et en tout lieu. Lecteur très attentif et méticuleux, il noircissait volontiers de notes les marges d'un ouvrage qu'il lisait rarement d'une traite. Il insistait sur un problème épineux jusqu'à en parvenir à la totale compréhension et inscrivait dans un cahier les points qu'il avait conclus par induction ou déduction. Il commençait toujours par la préface et lisait l'ouvrage jusqu'à la dernière page. Sa méthodologie de l'étude ne fut jamais une lecture faite au hasard en sautant les paragraphes, mais bien une lecture intelligente et compréhensive de tout ce que l'auteur avait voulu transmettre. Il considérait la culture de l'esprit et le « rehaussement moral à travers le discernement de la raison » comme le summum de ce qu'un homme pouvait acquérir intellectuellement et moralement. Ainsi, les deux vers d'un couplet qu'il écrivit, « Etre d'un calme imperturbable pendant la furie et le tumulte de la bataille, Se plonger totalement dans la sublime vertu avec beaucoup de maintien » représentent assez bien ce qu'il entreprit de réaliser durant toute sa vie.
L'attitude de l'ancien Président à l'égard des affaires d'Etat fut celle de la continuation et l'incorporation de la culture et des meilleures traditions chinoises. Plus récemment, il puisait ses sources dans la doctrine et les pensées du docteur Sun Yat-sen lesquelles comprenaient l'essence du passé et aussi le meilleur du présent et pouvaient rencontrer les exigences du Ciel et de l'Homme. Comme il se tenait à la barre de et de , l'ancien Président s'efforçait de toujours mettre en valeur les paroles et les hauts faits du docteur Sun Yat-sen. Pendant plusieurs dizaines d'années d'études profondes et de vérifications précises, il ajouta une dimension et un éclat aux pensées du docteur Sun Yat-sen. Proclamant 1'« Unité de la connaissance et de l'action » du grand lettré des Ming, Wang Yang-ming, et le « Savoir est difficile, agir est aisé » du docteur Sun Yat-sen, l'ancien Président élabora sa philosophie de l'action en ouvrant ainsi un nouveau chapitre aux siècles de sciences confucéennes. Il insista sur l'autodiscipline, l'éthique, la démocratie et les sciences pour expliquer les qualités es sentielles des Trois Principes du Peuple qu'il compléta avec ses chapitres sur « de la nation, le Bien-être social et l'Education » et « et le Bonheur » qui traitaient non seulement les aspects matériels d'une façon plus complète, mais aussi le domaine des exigences de l'esprit. L'ancien Président a souvent discuté avec moi sur l'application universelle en Chine des Trois Principes du Peuple. Il concluait en mettant l'accent sur l'obligation de la mise en application des Trois Principes du Peuple pour assurer le salut national de et le bien-être de tout notre peuple. Je ne pouvais l'aider mais fut profondément impressionnée par sa conviction, ainsi que par le courage et la force interne de son dévouement.
L'ancien Président était par nature un homme qui mettait au-dessus de tout l'intégrité de l'honneur. Tout ce qu'il faisait était motivé par cette profonde considération de l'intérêt national quoique circonscrit par l'ordre du jour. En tant que personnage révolutionnaire dévoué au salut de la nation, il était tenace et inflexible. Mais au nom de la nation, il préférait souvent subir une disgrâce personnelle en silence sans que l'on sache la peine qu'il supportait. Et dans ses efforts pour resserrer les rangs du parti, il se retira trois fois de la fonction publique, mais répondant à la demande générale, il les repris un peu plus tard, chaque fois pour en reprendre le lourd fardeau sur les épaules et faire face à l'opprobre des objecteurs et des communistes. Il répétait souvent qu'il n'avait pas d'ennemis politiques. C'est pourquoi il ne gardait pas rancune pour des motifs personnels. Le passé a plus d'une fois démontré par des faits irréfutables que lui et tout son dévouement étaient indissolublement liés à la destinée même de de Chine.
Les souvenirs de quelques événements me reviennent à l'esprit: l'incident de Moukden (Shenyang) [en 1931], celui de Si-an [en 1936], les innombrables aventures des militaristes japonais et rébellions internes. Tous ont immanquablement révélé le courage moral et la force spirituelle de l'ancien Président. En effet l'impact de son caractère fut remarquable sur la nation comme un tout sous la contrainte. Lors de l'incident de Si-an, je suis allée jusqu'à cette ville pour le rejoindre et ai pu voir comment il avait résolument tenu tête aux pressions extrêmes face au danger imminent et comment, par la grandeur de son âme et son dévouement à la cause révolutionnaire, il fit com prendre à ces mécréants leurs erreurs. Le sentiment national, né du souci de la sécurité personnelle de l'ancien Président, s'est très vite cristallisé en une unanimité sans précédent. L'unité de la nation s'est pleinement manifestée lorsque la nouvelle de sa libération sain et sauf - se répandit dans toutes les parties du pays. L'explosion de joie provoquée par le bruit des pétards lancés par le peuple enthousiaste fut assurément unique, en comparaison de la célébration du Nouvel An chinois, et, sans aucune erreur possible, elle fut un témoignage d'affection pour l'ancien Président en tant que dirigeant national. Moi même, ainsi que tous ceux de ma génération, les jeunes de cette époque, nous sommes tous des témoins oculaires des émotions fortes et contraires selon la diffusion des nouvelles et les rumeurs les plus terribles avant l'arrivée à Loyang de l'ancien Président de retour de Si-an.
A la suite de cet événement important, j'avais écrit une monographie, Si-an: un coup d'Etat, qui pourra servir de référence à la postérité et aux historiens. Peut-être, est-il nécessaire d'indiquer que ces dernières années, les communistes chinois ont immanquablement essayé d'encourager un faux compte rendu à nos compatriotes continentaux, mais les faits sont les faits et restent indiscutables. Dans leur offensive de front uni, les communistes sont devenus assez fous au-delà même du ridicule.
Il est une chose que la plupart du monde a refusé de voir ou feint de ne pas voir ou de ne pas comprendre. C'est la politique de l'ancien Président dans les années précédantes l'éclatement du conflit sino-japonais. Devant un ennemi si puissant de l'extérieur, il a tout de même réussi, ce qui est un point d'une très grande importance, à stabiliser un premier front intérieur [le Jehol] et a agi en conséquence. Il a ainsi pu obtenir malgré d'immenses difficultés dix années de paix relative pour la défense nationale face à un ennemi si redoutable. En dépit d'énormes pressions intérieure et extérieures, il a néanmoins soutenu avec opiniâtreté sa politique que la défense du pays contre des agresseurs de l'extérieur ne pourrait se faire que dans l'ordre et l'unité. Cette sagesse ne se révéla dans le pays que lorsque les hostilités totales éclatèrent en 1937. Il annonça alors sa ferme détermination de mener le combat jusqu'au bout dans une guerre de résistance. Après l'avoir calomnié pendant ces six années, les gens de mauvaise foi et les irréfléchis qui avaient répandu le bruit que le généralissime avait refusé de combattre le Japon, ont dû changé de ton alors que les communistes, toujours fidèles à leur politique d'intrigues et d'expansionnisme, ont persisté dans leurs complots contre le gouvernement en utilisant même d’étrangers pour répandre le mensonge et la diffamation. Les huit années de guerre furent supportées par toute la population alors que les communistes toujours présents pour semer la zizanie racontaient leurs histoires douces et offraient leur opiat couvert de sucre. Après la reddition du Japon, les insurrections communistes, grâce à l'aide matérielle de Staline constituée des armes déposées par les Japonais et les troupes du régime fantoche du Mandchoukouo, plongèrent vite une fois de plus le continent [chinois] dan un immense enfer. Des sources qu'on ne peut mettre en doute ont rapporté le massacre de 50 millions de compatriotes innocents et la situation déplorable d'innombrables autres éprouvant la terreur abjecte, la dégradation et le bain de sang. Un tel esclavage, une telle horreur, qui se manifestèrent à cette époque, puis pendant les guerres de Corée et du Viêt-nam, révèlent la nature du communisme. Je n'ai pas besoin d'en dire plus.
Maintes fois, l'ancien Président a mis en garde notre peuple contre les méfaits du communisme, mais ces avertis sements furent comme les pleurs de Cassandre dans la nature et déniés par des individus ayant une courte vue des choses, ainsi que par les communistes internationaux et leurs fidèles qui prônent toujours les vertus supposées du communisme. Hélas, ces leçons doivent être apprises et réapprises, vu leur prix exorbitant!
Je vous entretiendrai maintenant de la vie spirituelle de l'ancien Président. Il est bien connu qu'il était un chrétien dévot. Il commença à lire la bible en 1927 et fut baptisé en 1930. Il n'a ensuite jamais manqué ses prières matinales et vespérales. Avec l'esprit du Christ portant la croix, il fut capable de supporter ce que d'autres ne purent faire et prit des décisions impopulaires pour le bien du pays. A partir de juillet 1944, il lisait chaque jour Les courants du désert et, chaque année pendant dix ans, on le voyait relire cet ouvrage, ainsi qu'un autre de Fosdick. Il transcrivait ses impressions après chaque lecture. Trouvant que la version de la bible chinoise en chinois vernaculaire, en circulation depuis plusieurs dizaines d'années, ne reflétait pas son essence spirituelle, il pensa même à une nouvelle traduction et, sur la suggestion de ma sœur [Soong Ay ling], demanda à John Wu [en chinois Wu Ching-hsiung - pron. Ou Tchyingchyong-] d'entreprendre cette tâche. A l'achèvement d'une première partie du Nouveau Testament. Wu l'envoya à l'ancien Président qui, malgré ses nombreux et divers devoirs durant cette période de guerre, fit la relecture complète de chaque manuscrit, notant çà et là les mots ou les passages d'une plume rouge ou bleue et apposant dans la marge les remarques qu'il jugeait à propos. La traduction seconde du Nouveau Testament et du Livre des Psaumes ainsi recueillie par l'ancien Président peut prendre place parmi les rares documents religieux du monde. Les volumes photocopiés de ces manuscrits ont été publiés pour servir de référence aux croyants dans les différente parties du monde.
Pour revenir en arrière. Avant sino-japonaise, comme les communistes étaient chassés de la province du Kiangsi, l'ancien Président avait suivi le recouvrement de chaque zone et, sous le Mouvement de nouvelle, la fit reconstruire et en y créant différents services ruraux. Des groupes et individus de l'Eglise chrétienne y ont fortement contribué de leur aide. Cet esprit chrétien de rendre service a toujours été une source capitale d'inspiration pour la reconstruction rurale.
Sous la direction du généralissime qu'était notre ancien Président, toute la nation s'est levée en 1937 pour soutenir de Résistance et assurer la survie de la nation. Il volait fréquemment vers le front pour redonner le moral aux troupes et ordonner des directives stratégiques sur les théâtres d'opération. A cette époque, j'ai, pour ma part, mobilisé les organisations féminines des différentes provinces en vue d'organiser des programmes de secours, prendre soin des orphelins de guerre et secourir ou visiter les malades et les blessés. Le travail des citoyens divinement ordonnée fut ainsi exécuté dans la foi et à la satisfaction générale. En 1940, comme la guerre faisait rage et que les nuages noirs s'amoncelaient dangereusement sur la scène internationale, j'ai lancé ma plume sur le papier pour encourager le patriotisme à l'action et rendre la confiance quelque peu ébranlée. Ces articles furent plus tard rassemblés en un ouvrage titré doit se relever. L'ancien Président en écrivit la préface, toute de confiance en la nation, afin qu'elle se reprenne et se transforme en une grande puissance. Avec un courage indomptable, il lança un appel pour une courageuse marche en vue de redonner à la nation sa place dans le monde.
Le titre de l'ouvrage que j'ai choisi s’inspire du mot latin resurgam (i.e. je me releverai). Ce mot est inscrit sur une stèle de la porte sud de la cathédrale Saint-Paul qui est l'une des plus grandes gloires architecturales de Londres. On rapporte que, lorsque le site d'une ancienne église médiévale, détruite par le Grand Incendie de 1666, fut choisi pour édifier la cathédrale, Sir Christopher Wren, l'architecte, avait besoin d'une pierre pour servir de point central d'alignement à la structure du dôme. D'un lieu où il ne poussait que des herbes et des cannes vierges, ses hommes lui apportèrent une vieille stèle sur laquelle était justement écrit ce mot resurgam. Wren en comprit le sens profond du terme et décida de la placer là où elle se trouve actuellement, provoquant quelque émotion à quiconque la contemplerait. Je fus impressionnée par ce mot qui reflète assez bien l'esprit, la volonté, l'espoir et la conception de notre peuple - l'idée qu'une course contre des millénaires d'histoire luttant âprement dans des sentiers sinueux et périlleux réapparaîtra sûrement et édifiera sa gloire éternelle d'une force renouvelée -, une puissante nation pleine d'entrain et de vigueur pour le droit et la justice.
Comme l'ancien Président l'avait toujours dit, j'ai été tout le temps certaine de la force des Chinois pour la survie et la renaissance. L'ancien Président l'avait comprise comme « une force d'accomplissement de missions historiques ». C'est aussi mon avis que cet immense potentiel soit suffisant pour soigner toutes les blessures de notre peuple et lui apporter cette pleine renaissance nationale. Cette capacité que nous possédons tous, créés et formés par cinq mille ans de civilisation et de morale exceptionnelles, n'a jamais fait défaut même sous les procès et les tribulations les plus fastidieuses.
C'est cette confiance en soi, c'est cette renaissance qui nous a assuré la victoire sur un empire militariste et malfaisant d'une manière que l'on n'a jamais vue dans notre histoire, car il nous fallait l'emporter.