05/06/2026

Taiwan Today

Taiwan aujourd'hui

S'engager à renaître

01/03/1987

A la mémoire du président Tchang Kaï-chek pour le centième anniversaire de sa naissance.

Madame Tchang Kaï-chek

Madame Tchang Kaï-chek délivrant son message au mémorial Tchang Kaï-chek de Taïpei le 31 octobre 1986.

La construction de Taïwan s'accom­pagne de la vision de l'édifier comme un bastion anticommuniste qui servira aussi de place forte centrale contre le communisme en Extrême-Orient. Cet objectif incombe à tous les Chinois, qu'ils soient en Asie ou ail­leurs dans le monde puisque l'espace ne se limite pas à la seule région de Taïwan et que le temps ne se réduit pas seulement au présent.

Aujourd'hui pour commémorer le centième anniversaire de la naissance du président Tchang Kaï-chek, nos compa­triotes de l'intérieur et de l'extérieur, ainsi qu'un grand nombre d'amis étran­gers, lui ont rendu hommage par divers témoignages. Pour tout cela, moi-même et tous les membres de sa famille leur en sont infiniment reconnaissants.

Quoique vivant à l'étranger ces der­nières années, j'ai toujours suivi avec beaucoup d'attentions et de joies les évé­nements intérieurs comme si je n'avais jamais quitté ce sol bien-aimé. Handica­pée par une fracture du fémur, mais au­jourd'hui en convalescence, je suis ce­pendant revenue pour être aux côtés de mes compatriotes et des membres de ma famille afin de témoigner du progrès et de la prospérité de Taïwan qui est le bas­tion de notre renaissance nationale et de retrouver toute ma confiance en notre avenir. Les réalisations de Taïwan ont été louées dans le monde entier comme un des miracles économiques de la se­conde moitié du xxe siècle. Mais vous tous et moi ne réalisons que trop bien le résultat de décisions politiques et d'ef­forts d'encouragement non seulement appropriés mais, ce qui est aussi le plus important, le résultat du travail commun de toute la population. Cela me rappelle aussitôt comment l'ancien Président [Tchang Kaï-chek], peu après le transfert du gouvernement à Taïwan, entreprit de reconstruire l'île en une province modèle fondée sur les Trois Principes du Peuple. Pour sa part, il avait dit: A cause des efforts considérables effectués les années qui suivirent, la population d'ici est aujourd'hui récompensée d'un bien­ être économique et social après une accé­lération qui a dépassé les prévisions des plus éminents économistes. Et comme Taïwan s'est édifiée selon les Trois Prin­cipes du Peuple énoncés par le docteur Sun Yat-sen, nous finirons par recouvrer le continent [chinois] et achever la réuni­fication nationale.

Pendant près d'un demi-siècle, j'ai partagé les joies et les peines de l'ancien Président. Lorsque nous nous sommes unis par le mariage le 1er décembre 1927, nous nous sommes publiquement engagés à faire de notre mieux pour notre pays. La vie à ses côtés exigeait dès lors une constante attention pour sur­monter les revers et les difficultés et pour soulager les souffrances de la nation, survenus tant de l'extérieur et qu'à l'intérieur. « Porter le poids d'innom­brables adversités » n'est certainement pas une rhétorique dans notre cas. Pour­ suivant la mission du docteur Sun Yat­-sen de sauver le pays et le peuple, l'an­cien Président a dû entreprendre de lon­gues luttes amères contre des adversaires de l'intérieur et de l'extérieur. Malgré l'insuffisance de mes capacités, j'ai tou­jours fait de mon mieux pour le soutenir et l'assister, face aux moments de la vie ou la mort avec une équanimité toujours sereine. Toute l'expérience que j'ai acquise ces années-là, je puis encore le revoir de mes propres yeux ce jour d'hui avec une étonnante clarté.

Quant aux réalisations et à la stature de l'ancien Président dans l'histoire du monde, les historiens et les détracteurs l'ont décrit avec un froid détachement ou au contraire avec zèle partisan. Mais je suis contente de pouvoir en laisser le jugement final à la postérité qui le cou­chera dans des annales toutes impar­tiales. Mais comme j'ai observé pendant des années ses dispositions, ses études, ses aspirations, son assiduité et sa dévo­tion religieuse et médité dessus, il m'incombe de vous révéler, mes chers compatriotes, le caractère exceptionnel de l'ancien Président, la composition de son personnage afin que vous puissiez juger vous-mêmes l'homme comme ceux qui furent en contact étroit et quoti­dien avec lui purent l'observer.

Le monde se rappelle l'ancien Prési­dent comme d'un militaire révolution­naire. Mais peu connaissent son érudi­tion. Il se penchait avec diligence sur la sinologie, la philosophie, la politique et la morale, notamment religieuse, des­ quelles il pouvait acquérir une vue inno­vatrice dans tous les domaines d'un point de vue épistémologique. Pour lui, apprendre était le moyen de former et consolider son propre être intérieur. « Le résulrat de toute entreprise dépend de l'esprit, croyait-il, et le véritable esprit se re­génère par l'étude. » Il était aussi convaincu que le but de l'étude était bé­néfique au monde. L'étude façonnait le fond si l'on devait apporter une contribu­tion au monde. Cet élan, si l'on veut bien, le propulsait dans un désir avide de connaissance. On pouvait souvent le voir un livre à la main pendant une accal­mie lors d'une campagne militaire im­portante. Même préoccupé par l'installa­tion des Forces nationales révolution­naires dans le pays, il se choisissait une liste d'ouvrages et se faisait rigueur de lire chaque ouvrage à tout moment libre et en tout lieu. Lecteur très attentif et méticuleux, il noircissait volontiers de notes les marges d'un ouvrage qu'il lisait rarement d'une traite. Il insistait sur un problème épineux jusqu'à en parvenir à la totale compréhension et inscrivait dans un cahier les points qu'il avait conclus par induction ou déduction. Il commençait toujours par la préface et lisait l'ouvrage jusqu'à la dernière page. Sa méthodologie de l'étude ne fut jamais une lecture faite au hasard en sautant les paragraphes, mais bien une lecture intel­ligente et compréhensive de tout ce que l'auteur avait voulu transmettre. Il consi­dérait la culture de l'esprit et le « rehaus­sement moral à travers le discernement de la raison » comme le summum de ce qu'un homme pouvait acquérir intellec­tuellement et moralement. Ainsi, les deux vers d'un couplet qu'il écrivit, « Etre d'un calme imperturbable pendant la furie et le tumulte de la bataille, Se plonger totalement dans la sublime vertu avec beaucoup de maintien » représentent assez bien ce qu'il entreprit de réaliser durant toute sa vie.

L'attitude de l'ancien Président à l'égard des affaires d'Etat fut celle de la continuation et l'incorporation de la cul­ture et des meilleures traditions chi­noises. Plus récemment, il puisait ses sources dans la doctrine et les pensées du docteur Sun Yat-sen lesquelles com­prenaient l'essence du passé et aussi le meilleur du présent et pouvaient rencon­trer les exigences du Ciel et de l'Homme. Comme il se tenait à la barre de et de , l'ancien Président s'efforçait de toujours mettre en valeur les paroles et les hauts faits du docteur Sun Yat-sen. Pendant plusieurs dizaines d'années d'études pro­fondes et de vérifications précises, il ajouta une dimension et un éclat aux pensées du docteur Sun Yat-sen. Procla­mant 1'« Unité de la connaissance et de l'action » du grand lettré des Ming, Wang Yang-ming, et le « Savoir est diffi­cile, agir est aisé » du docteur Sun Yat­-sen, l'ancien Président élabora sa philo­sophie de l'action en ouvrant ainsi un nouveau chapitre aux siècles de sciences confucéennes. Il insista sur l'autodisci­pline, l'éthique, la démocratie et les sciences pour expliquer les qualités es­ sentielles des Trois Principes du Peuple qu'il compléta avec ses chapitres sur « de la nation, le Bien-être social et l'Education » et « et le Bonheur » qui traitaient non seulement les aspects matériels d'une façon plus complète, mais aussi le domaine des exi­gences de l'esprit. L'ancien Président a souvent discuté avec moi sur l'applica­tion universelle en Chine des Trois Prin­cipes du Peuple. Il concluait en mettant l'accent sur l'obligation de la mise en ap­plication des Trois Principes du Peuple pour assurer le salut national de et le bien-être de tout notre peuple. Je ne pouvais l'aider mais fut profondément impressionnée par sa conviction, ainsi que par le courage et la force interne de son dévouement.

L'ancien Président était par nature un homme qui mettait au-dessus de tout l'intégrité de l'honneur. Tout ce qu'il fai­sait était motivé par cette profonde considération de l'intérêt national quoique circonscrit par l'ordre du jour. En tant que personnage révolutionnaire dévoué au salut de la nation, il était tenace et inflexible. Mais au nom de la nation, il préférait souvent subir une dis­grâce personnelle en silence sans que l'on sache la peine qu'il supportait. Et dans ses efforts pour resserrer les rangs du parti, il se retira trois fois de la fonc­tion publique, mais répondant à la de­mande générale, il les repris un peu plus tard, chaque fois pour en reprendre le lourd fardeau sur les épaules et faire face à l'opprobre des objecteurs et des com­munistes. Il répétait souvent qu'il n'avait pas d'ennemis politiques. C'est pourquoi il ne gardait pas rancune pour des motifs personnels. Le passé a plus d'une fois démontré par des faits irréfu­tables que lui et tout son dévouement étaient indissolublement liés à la desti­née même de de Chine.

Les souvenirs de quelques événe­ments me reviennent à l'esprit: l'inci­dent de Moukden (Shenyang) [en 1931], celui de Si-an [en 1936], les in­nombrables aventures des militaristes ja­ponais et rébellions internes. Tous ont immanquablement révélé le courage moral et la force spirituelle de l'ancien Président. En effet l'impact de son carac­tère fut remarquable sur la nation comme un tout sous la contrainte. Lors de l'incident de Si-an, je suis allée jusqu'à cette ville pour le rejoindre et ai pu voir comment il avait résolument tenu tête aux pressions extrêmes face au danger imminent et comment, par la grandeur de son âme et son dévouement à la cause révolutionnaire, il fit com­ prendre à ces mécréants leurs erreurs. Le sentiment national, né du souci de la sécurité personnelle de l'ancien Prési­dent, s'est très vite cristallisé en une una­nimité sans précédent. L'unité de la nation s'est pleinement manifestée lorsque la nouvelle de sa libération ­ sain et sauf - se répandit dans toutes les parties du pays. L'explosion de joie pro­voquée par le bruit des pétards lancés par le peuple enthousiaste fut assuré­ment unique, en comparaison de la célé­bration du Nouvel An chinois, et, sans aucune erreur possible, elle fut un témoi­gnage d'affection pour l'ancien Président en tant que dirigeant national. Moi­ même, ainsi que tous ceux de ma généra­tion, les jeunes de cette époque, nous sommes tous des témoins oculaires des émotions fortes et contraires selon la dif­fusion des nouvelles et les rumeurs les plus terribles avant l'arrivée à Loyang de l'ancien Président de retour de Si-an.

A la suite de cet événement impor­tant, j'avais écrit une monographie, Si-an: un coup d'Etat, qui pourra servir de référence à la postérité et aux histo­riens. Peut-être, est-il nécessaire d'indi­quer que ces dernières années, les com­munistes chinois ont immanquablement essayé d'encourager un faux compte­ rendu à nos compatriotes continentaux, mais les faits sont les faits et restent in­discutables. Dans leur offensive de front uni, les communistes sont devenus assez fous au-delà même du ridicule.

Il est une chose que la plupart du monde a refusé de voir ou feint de ne pas voir ou de ne pas comprendre. C'est la politique de l'ancien Président dans les années précédantes l'éclatement du conflit sino-japonais. Devant un ennemi si puissant de l'extérieur, il a tout de même réussi, ce qui est un point d'une très grande importance, à stabiliser un premier front intérieur [le Jehol] et a agi en conséquence. Il a ainsi pu obtenir malgré d'immenses difficultés dix années de paix relative pour la défense nationale face à un ennemi si redoutable. En dépit d'énormes pressions intérieure et extérieures, il a néanmoins soutenu avec opiniâtreté sa politique que la dé­fense du pays contre des agresseurs de l'extérieur ne pourrait se faire que dans l'ordre et l'unité. Cette sagesse ne se révéla dans le pays que lorsque les hosti­lités totales éclatèrent en 1937. Il an­nonça alors sa ferme détermination de mener le combat jusqu'au bout dans une guerre de résistance. Après l'avoir ca­lomnié pendant ces six années, les gens de mauvaise foi et les irréfléchis qui avaient répandu le bruit que le généralis­sime avait refusé de combattre le Japon, ont dû changé de ton alors que les com­munistes, toujours fidèles à leur poli­tique d'intrigues et d'expansionnisme, ont persisté dans leurs complots contre le gouvernement en utilisant même d’étrangers pour répandre le mensonge et la diffamation. Les huit années de guerre furent supportées par toute la population alors que les communistes toujours pré­sents pour semer la zizanie racontaient leurs histoires douces et offraient leur opiat couvert de sucre. Après la reddition du Japon, les insurrections commu­nistes, grâce à l'aide matérielle de Staline constituée des armes déposées par les Ja­ponais et les troupes du régime fantoche du Mandchoukouo, plongèrent vite une fois de plus le continent [chinois] dan un immense enfer. Des sources qu'on ne peut mettre en doute ont rapporté le massacre de 50 millions de compatriotes innocents et la situation déplorable d'in­nombrables autres éprouvant la terreur abjecte, la dégradation et le bain de sang. Un tel esclavage, une telle horreur, qui se manifestèrent à cette époque, puis pendant les guerres de Corée et du Viêt­-nam, révèlent la nature du commu­nisme. Je n'ai pas besoin d'en dire plus.

Maintes fois, l'ancien Président a mis en garde notre peuple contre les mé­faits du communisme, mais ces avertis­ sements furent comme les pleurs de Cas­sandre dans la nature et déniés par des individus ayant une courte vue des choses, ainsi que par les communistes in­ternationaux et leurs fidèles qui prônent toujours les vertus supposées du com­munisme. Hélas, ces leçons doivent être apprises et réapprises, vu leur prix exorbitant!

Je vous entretiendrai maintenant de la vie spirituelle de l'ancien Président. Il est bien connu qu'il était un chrétien dévot. Il commença à lire la bible en 1927 et fut baptisé en 1930. Il n'a ensuite jamais manqué ses prières matinales et vespérales. Avec l'esprit du Christ por­tant la croix, il fut capable de supporter ce que d'autres ne purent faire et prit des décisions impopulaires pour le bien du pays. A partir de juillet 1944, il lisait chaque jour Les courants du désert et, chaque année pendant dix ans, on le voyait relire cet ouvrage, ainsi qu'un autre de Fosdick. Il transcrivait ses im­pressions après chaque lecture. Trouvant que la version de la bible chinoise en chi­nois vernaculaire, en circulation depuis plusieurs dizaines d'années, ne reflétait pas son essence spirituelle, il pensa même à une nouvelle traduction et, sur la suggestion de ma sœur [Soong Ay­ ling], demanda à John Wu [en chinois Wu Ching-hsiung - pron. Ou Tchying­chyong-] d'entreprendre cette tâche. A l'achèvement d'une première partie du Nouveau Testament. Wu l'envoya à l'an­cien Président qui, malgré ses nombreux et divers devoirs durant cette période de guerre, fit la relecture complète de chaque manuscrit, notant çà et là les mots ou les passages d'une plume rouge ou bleue et apposant dans la marge les re­marques qu'il jugeait à propos. La traduc­tion seconde du Nouveau Testament et du Livre des Psaumes ainsi recueillie par l'an­cien Président peut prendre place parmi les rares documents religieux du monde. Les volumes photocopiés de ces manus­crits ont été publiés pour servir de réfé­rence aux croyants dans les différente parties du monde.

Pour revenir en arrière. Avant sino-japonaise, comme les com­munistes étaient chassés de la province du Kiangsi, l'ancien Président avait suivi le recouvrement de chaque zone et, sous le Mouvement de nouvelle, la fit reconstruire et en y créant différents ser­vices ruraux. Des groupes et individus de l'Eglise chrétienne y ont fortement contribué de leur aide. Cet esprit chré­tien de rendre service a toujours été une source capitale d'inspiration pour la re­construction rurale.

Sous la direction du généralissime qu'était notre ancien Président, toute la nation s'est levée en 1937 pour soutenir de Résistance et assurer la survie de la nation. Il volait fréquem­ment vers le front pour redonner le moral aux troupes et ordonner des direc­tives stratégiques sur les théâtres d'opé­ration. A cette époque, j'ai, pour ma part, mobilisé les organisations fémi­nines des différentes provinces en vue d'organiser des programmes de secours, prendre soin des orphelins de guerre et secourir ou visiter les malades et les blessés. Le travail des citoyens divine­ment ordonnée fut ainsi exécuté dans la foi et à la satisfaction générale. En 1940, comme la guerre faisait rage et que les nuages noirs s'amoncelaient dangereuse­ment sur la scène internationale, j'ai lancé ma plume sur le papier pour encou­rager le patriotisme à l'action et rendre la confiance quelque peu ébranlée. Ces articles furent plus tard rassemblés en un ouvrage titré doit se relever. L'ancien Président en écrivit la préface, toute de confiance en la nation, afin qu'elle se reprenne et se transforme en une grande puissance. Avec un courage indomptable, il lança un appel pour une courageuse marche en vue de redonner à la nation sa place dans le monde.

Le titre de l'ouvrage que j'ai choisi s’inspire du mot latin resurgam (i.e. je me releverai). Ce mot est inscrit sur une stèle de la porte sud de la cathédrale Saint-Paul qui est l'une des plus grandes gloires architecturales de Londres. On rapporte que, lorsque le site d'une an­cienne église médiévale, détruite par le Grand Incendie de 1666, fut choisi pour édifier la cathédrale, Sir Christopher Wren, l'architecte, avait besoin d'une pierre pour servir de point central d'ali­gnement à la structure du dôme. D'un lieu où il ne poussait que des herbes et des cannes vierges, ses hommes lui ap­portèrent une vieille stèle sur laquelle était justement écrit ce mot resurgam. Wren en comprit le sens profond du terme et décida de la placer là où elle se trouve actuellement, provoquant quelque émotion à quiconque la contem­plerait. Je fus impressionnée par ce mot qui reflète assez bien l'esprit, la volonté, l'espoir et la conception de notre peuple - l'idée qu'une course contre des millénaires d'histoire luttant âpre­ment dans des sentiers sinueux et péril­leux réapparaîtra sûrement et édifiera sa gloire éternelle d'une force renouve­lée -, une puissante nation pleine d'entrain et de vigueur pour le droit et la justice.

Comme l'ancien Président l'avait toujours dit, j'ai été tout le temps cer­taine de la force des Chinois pour la survie et la renaissance. L'ancien Prési­dent l'avait comprise comme « une force d'accomplissement de missions histo­riques ». C'est aussi mon avis que cet im­mense potentiel soit suffisant pour soi­gner toutes les blessures de notre peuple et lui apporter cette pleine renaissance na­tionale. Cette capacité que nous possé­dons tous, créés et formés par cinq mille ans de civilisation et de morale excep­tionnelles, n'a jamais fait défaut même sous les procès et les tribulations les plus fastidieuses.

C'est cette confiance en soi, c'est cette renaissance qui nous a assuré la vic­toire sur un empire militariste et malfai­sant d'une manière que l'on n'a jamais vue dans notre histoire, car il nous fallait l'emporter.

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